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# Posté le mardi 07 mars 2006 10:21

L'amour conjugal

L'amour conjugal
L'amour conjugal Ceci étant, le couple hétérosexuel demeure une référence dans l'Antiquité. En Grèce, il existe de très grands écarts d'âge entre la jeune mariée et son époux ; Aristote conseille vingt ans de différence, ce qui entraîne nécessairement un mariage très précoce des filles, peut-être vers dix ou douze ans ; dans la Politique (livre VII, chap. 16), le philosophe grec témoigne de cet usage en expliquant que « dans les cités où c'est la coutume de marier de bonne heure les jeunes gens et les jeunes filles, [ceux-ci] ont le corps imparfaitement développé et de petite taille. Ajoutons qu'au cours de l'accouchement, les trop jeunes épouses souffrent davantage et meurent en grand nombre ». Il est clair que, dans la Grèce classique, la nubilité (l'âge auquel il est possible de se marier) précède bien souvent la puberté. Comment, dans ces conditions, la jeune fille grecque peut-elle être sexuellement mûre ? Comment peut-elle vivre sa sexualité ? Bisexuels, les Romains accordent une grande importance à la conjugalité, qui s'accroît encore sous l'Empire. Au sein du couple romain, le coït interrompu semble peu répandu ; mais la femme se lève rapidement après l'acte sexuel ou se lave, car ces pratiques apparaissent comme de bons moyens anticonceptionnels. Les Romaines emploient aussi des pessaires (anneau placé dans le vagin) et absorbent des potions, aux effets toutefois limités

# Posté le mardi 14 février 2006 09:29

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1L'apologie de la chasteté Cranach l'Ancien, Adam et ÈveCe tableau d'Adam et Ève de Cranach l'Ancien témoigne de l'intérêt de l'artiste pour les scènes bibliques, notamment le thème des deux amants. À l'image d'Ève, la femme est perçue comme la tentatrice et la position centrale de cette dernière sur la toile justifie sa nature maligne. Les corps, qui se détachent sur fond de nature luxuriante, sont peints avec une économie de moyens et de manière peu réaliste. Lucas Cranach l'Ancien, Adam et Ève, 1526. Huile sur bois, 117,1 × 80,5 cm. Courtauld Institute, Londres.Bridgeman Art Library, London/New York Préparé par les idées stoïciennes insistant sur la maîtrise de soi, avec la naissance du christianisme apparaît un nouveau discours sur le corps. La faute commise par Adam et Ève devient rapidement l'acte charnel, déconsidéré par l'Église. Progressivement, au cours du Moyen Âge se met en place un clivage essentiel entre les prêtres et le reste de la société. Les premiers — ayant reçu l'ordre de la prêtrise (un des sept sacrements) — sont considérés, de par leur vœu de chasteté, comme supérieurs et proches du sacré et sont chargés d'assurer la reproduction spirituelle de la société. Les seconds, les laïcs jugés inférieurs puisqu'ayant commerce charnel, ont pour rôle sa reproduction biologique. L'Église semble donc apporter une définition de la société qui repose exclusivement sur le critère de la sexualité ; l'état matrimonial est perçu comme inférieur à l'état clérical mais, comme l'affirme saint Paul, « mieux vaut se marier que de brûler » (Première Épître aux Corinthiens, 7, 9) ; c'est pourquoi l'Église reconnaît la nécessité de sceller des noces et ainsi de conserver ses ouailles des dérives hérétiques.
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# Posté le mardi 14 février 2006 09:25

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contemporainsDéveloppés à partir de la fin du xixe siècle, les contraceptifs ont pour fonction d'empêcher la fécondation.Dorling Kindersley À partir de la fin du xviiie siècle, l'onanisme est particulièrement traquée par l'Église mais aussi dans les milieux médicaux : en 1760, Tissot publie Onanisme ou dissertation physique sur les maladies produites par la masturbation. L'Église encourage ses prêtres à interroger leurs ouailles, surtout les jeunes célibataires, pour qu'ils confessent s'être masturbés. Alors que l'onanisme devient une véritable obsession dans les milieux bourgeois, il semble relativement toléré dans les milieux populaires. De même, si, dans la première moitié du xixe siècle, « le plus vieux métier du monde » (la prostitution) s'adresse essentiellement (dans les bordels) aux classes laborieuses, dans la seconde moitié du même siècle, il concerne également la population bourgeoise. Ces pratiques ont des conséquences très néfastes puisque la syphilis se développe et devient une véritable hantise dans les classes aisées de la fin du siècle. Aussi, afin de limiter la propagation des maladies vénériennes, les États européens cherchent-ils à contrôler le commerce des maisons closes : pour exemple, au milieu du xixe siècle, l'Angleterre promulgue les « Contagions Disease Preventions Acts » (examen médical imposé aux prostituées résidant près des zones militaires) ; loi mal appliquée, elle tombe bientôt en désuétude. À la fin du xixe siècle, une révolution démographique se manifeste dans les pays industrialisés, particulièrement en France, grâce à une maîtrise de plus en plus facile de la conception : la mise en place de pratiques abortives efficaces ayant pour conséquence une baisse très sensible de la natalité. Les procédés contraceptifs utilisés sont le traditionnel coït interrompu mais également des seringues pour douches postcoïtales et le condom (ou préservatif) ; puis, au début du xxe siècle, les diaphragmes vaginaux se multiplient. L'usage des contraceptifs incite les couples à mieux prendre conscience de leur sexualité en dissociant l'acte sexuel de la procréation

# Posté le mardi 14 février 2006 09:23

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# Posté le dimanche 12 février 2006 10:46